Ici est questionné notre rapport à l’intensité ; l’environnement, source de toute vie nous parle, nous recherchons l’écho de notre origine, de notre merveilleuse origine, par le biais de la technologie. Notre disparition en tant qu’espèce adviendra sans doute bien avant la disparition de notre biosphère. Notre conscience de la nature est devenue savante, politique et écologique.

Pourtant la condition animale qui nous anime profondément appelle cette énergie du désespoir, un instinct de survie décuplé qui nous pousse à chercher des issues à une catastrophe annoncée, à nous rassembler comme l’animal social que nous sommes. Dans cette conscience aigüe post-humaniste, la recherche spatiale projette ses sondes vers l’infini, en recherche de réponse, d’espoir sans doute.

Les rayonnements et ondes radio qu'enregistre l'imagerie scientifique, restitués de manière mathématique, neutre, sans interprétation, est comme le dit Hervé Fischer, un retour à la perception du monde et de la nature à l’image de la Renaissance : La Fin comme un Début, un Renouveau.

L’onde électromagnétique collectée par la NASA (essentiellement jusqu’à présent, par les sondes Cassini, Juno et Voyager), est au cœur de ce processus; des particules éparses produites par les planètes, le Soleil, la Terre, Neptune, Mars, Pluton…, qui une fois « traduites » produisent des sons proches des très basses fréquences,  en dessous de 10hz, que produit également le cerveau humain en état de transe ou de méditation. Inscrite, gravée sur les disques de vinyles, leur diffusion entraine un état modifié de la conscience, une invitation à une perception plus aiguisée.

LE BRUIT DU MONDE

Sound installation, earth, bones, furs, frames

4m x 4m

JARDINONS LES POSSIBLES

Les Grandes Serres, Pantin 2019